AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

BARRAGE DE LA RENAISSANCE ETHIOPIENNE
Retour sur la réunion extraordinaire

Cyril Ramaphosa, le Président de la République sud-africaine et Président de l’Union africaine, a convoqué une réunion extraordinaire du Bureau de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’UA qui s’est tenue par visioconférence le 26 juin 2020, afin de débattre des évolutions récentes concernant le Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD).

Abiy Ahmad, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, et Abdalla Hamdok, Premier ministre de la République du Soudan, ont été invités à participer à la réunion. Étaient également présents plusieurs dirigeants africains et Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine (CUA).

La réunion du Bureau a été convoquée dans le cadre des consultations engagées par le Président Ramaphosa, en sa qualité de Président de l’Union, avec les trois parties impliquées dans la négociation du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD), à savoir l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan. Abdel Fattah al Sisi, Abiy Ahmad et Abdalla Hamdok, ont pris la parole pour faire part de leurs positions respectives en ce qui concerne la question du GERD.

Le Bureau de la Conférence a noté que les trois parties en négociation sont membres fondateurs de l’ancienne Organisation de l’unité africaine (OUA) et de l’Union africaine et ont largement contribué à l’unité, à l’intégration et au développement du continent. Le Bureau a en outre pris note du potentiel du projet GERD pour l’Afrique. Moussa Faki Mahamat a soutenu pour sa part que plus de 90 % des problèmes dans les négociations tripartites entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan ont déjà été résolus.

Le Bureau a décidé d’insuffler « un nouvel élan aux négociations tripartites » et a exhorté les trois parties à s’efforcer de « trouver rapidement une solution amiable et mutuellement acceptable aux problèmes techniques et juridiques qui subsistent dans le processus de négociation ».

Les organisateurs de la réunion ont en outre félicité « l’engagement que les trois parties ont pris de s’abstenir de faire des déclarations ou de prendre des mesures qui pourraient entraver ou compliquer le processus mené par l’UA visant à trouver une solution acceptable sur toutes les questions en suspens ».