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BURKINA FASO
Recapitalisation de la SONABHY

Le conseil des ministres de ce 17 juin a adopté le projet de décret portant augmentation du capital social de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), qui réalise actuellement plus de 620 milliards FCFA de chiffre d’affaires, après que l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat, par résolution du 29 juin 2019, a décidé sur proposition du conseil d’administration de l’augmentation du capital de la société.

Cette augmentation de capital permettra à l’Etat en tant qu’actionnaire unique d’augmenter les capacités de stockage afin de respecter la constitution du stock de sécurité et de répondre à une demande croissante en hydrocarbures. Pour l’Etat burkinabé, cette recapitalisation permettra également de renforcer la solidité financière et la stabilité économique de la SONABHY et de « remplir efficacement ses missions stratégiques, économiques et sociales ».

Pour rappel, la SONABHY a été créée le 9 octobre 1985 par apport des actifs des deux sociétés de stockage d’alors à savoir, la SEB (Société d’Entreposage de Bobo) et la SEBHY (Société d’Entreposage Burkinabè d’Hydrocarbures), dont les actionnaires ont été expropriés pour cause d’utilité publique et indemnisés par l’Etat. Le capital social, divisé en 30 000 actions nominales de 100 000 de FCFA chacune, exclusivement détenues par l’Etat, s’élève actuellement à 3 milliards de FCFA. Pour l’importation et le stockage des hydrocarbures sur tout le territoire national, l’Etat accorde à la SONABHY un monopole de droit.

L’année dernière, à l’édition 2019 du « Gala des 100 entreprises les plus dynamiques du Burkina », une compétition organisée par le cabinet international Eco-Finance entreprises, la SONABHY a obtenu la palme de l’entreprise la plus dynamique du secteur des hydrocarbures au Burkina Faso et celle du manager le plus dynamique des entreprises publiques du Burkina Faso pour son directeur général, Hilaire Kaboré. Nombre d’observateurs estiment cependant que l’entreprise publique a encore du chemin à faire pour s’aligner aux standards internationaux en matière de gouvernance.